dimanche 8 juin 2014

La cuisine toute équipée des manech

Nouvelles du front.
Avril. Il fait beau. Trop. Les brebis ont chaud. La tonte commence, animal par animal. Deux tondeuses au rythme du groupe électrogène déshabillent avec divers bonheurs les brebis.
L'herbe pousse, il va falloir faire les foins. Avec une faux et un rateau ? Il doit bien rester quelque caillasse à la Banque qu'il serait de bon aloi d'allonger pour s'équiper.

Mai. Il ne fait plus beau. Les brebis n'ont plus chaud, elles sont trempées. Que faut-il faire ? Remettre sur les tondues leurs toisons ?...les vêtir de grands cirés jaunes et de bottes ?...le bâtiment est de nouveau inondé, la litière est une grosse éponge au remugles pestilentiels.
Les béliers sont trop actifs. Il faut les mettre entre eux dans un parc. D'abord construit dehors, il devient vite insalubre en raison du déluge devenu ordinaire. Il en est construit un dans la bergerie. Les béliers sont frustrés, mais au sec.

Juin. Ça y est, le matériel pour les fenaisons est là. C'est une batterie de cuisine géante pour réaliser tout plat de choix à base d'herbe des prés.
Pour conjurer les assauts du ciel, la pauvre terre est de nouveau tranchée à la mini-pelle pour accueillir en son sein des conduites en plastique qui évacueront les hectolitres de jus de pébroque qui ne manquent pas de tout noyer à chaque pipi de sansonnet.

En parlant de sansonnet, il est à souligner l'intrusion de différentes nichées de tourterelles (ou de gros pigeons gras) dans les charpentes des bâtiments. C'est beau, la Vie...

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